Mardi 3 juin 2008
L' astronome .

Par un soir étoilé d’une blanche traînée,
Je pris mon télescope au calibre effrayant,
Et la voûte visant d’un coup d’œil balayant,
Je désignai Venus pour percer ma cornée.

Pour bercer mon regard, la belle illuminée
Me fit voir ses atouts, son visage attrayant.
Je bavais à son charme et devint zézayant :
Que la nature est douce en couleurs déclinée!!

Mon iris rassasié, mon esprit s’envola.
Sur ma rétine encor, les photons en gala
Persistaient à danser. Je fermai mes paupières

En pensant aux passions, ces maitresses des cœurs.
Je rangeai mon engin à l’abri des poussières
Et léger en mon fort, dormi parmi les fleurs.


Merci d'avance pour vos commentaires constructifs, fussent-ils critiques...
Par Averliche - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Lundi 2 juin 2008
En vous remerciant, vous qui m'avez donné divers conseils pour progresser en prosodie, j'essaye de m'y tenir au maximum dans ce texte. N'hésitez pas à exprimmer librement vos critiques. Merci d'avance.


Au sommet du sonnet.

Au sommet du sonnet sonnent des chocs de cloches.
De son clocher caché dans des sons rabâchés,
Un chapelet de mots qui s’enlacent hachés
Va s’élancer déjà en écho sur les roches.

Dans la chapelle austère, on entend des gavroches
Qui gravissent l’aigu dans des cris arrachés.
Ces castrats de Rimbaud, gardent des vers lâchés
Au près d’eux par magie, dans les trous de leur poches.

Puis un soliste vient pour modifier les tons
Démolit les maudits d‘une idée mélodie.
Il ramollit le chœur. Ô douce psalmodie.

En imposant sa voie, suivi des barytons.
Et voici les ténors, les basses, les sopranes…
Ce ne sont plus les chocs qu’entendent les profanes.
Par Averliche - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Samedi 31 mai 2008
Pourquoi? Quelle importance?!



Pour faire s'élever les mots parmi les cieux,
Et les laisser danser ténébreux et puissants,
J'allitère et j'assomme les avachissants
De mes néologismes aux airs disgracieux.

Je les fait s'envoler ou couler silencieux
Au milieu du limpide et de tons bondissants
Je les rythme, ils me riment ces amis glissants,
Et cadencent mes notes. Coulis délicieux.

Ils me riment m'éveillent et mes yeux m'émerveillent.
Dans leurs habits légers, ils m'ont enseveli.
Ils m'égayent et jouent. Que cela est joli!

Pourquoi les pinsons dorment quand les hiboux veillent?
Et pourquoi est il terne le vieux vers poli?
Pourquoi? Quelle importance?! Tout est embelli!
Par Averliche - Communauté : Sonnets et beaux vers
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